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Seconde Nature présente Nicolas Clauss

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Jusqu’au 15 mars, Seconde Nature à Aix-en-Provence laisse entrer Vidéographies, l’exposition de Nicolas Clauss, entre ses murs.

Quatre œuvres hors du commun ont investi l’espace de Seconde Nature. Elles ont pour concept la vidéographie aléatoire, le film est exploré dans sa dimension temporelle et spatiale et les modes d’exploration s’appuient sur le hasard algorithmique. La vidéo devient un panorama en perpétuel mouvement sans commencement ni fin.

Nicolas Clauss propose Fès. Cette œuvre vidéo nous plonge dans l’univers quotidien des habitants de Fès. Des femmes et des hommes, des enfants qui jouent au ballon, une scène toute à fait banale en apparence. La particularité de l’œuvre résulte dans la déconstruction linéaire et la dilatation du temps. Le spectateur a beau rester des heures et des heures devant la projection, il ne verra jamais le même mouvement au même moment. Le son occupe également une grande importance car c’est lui qui engendre le côté aléatoire des mouvements.

En s’avançant dans le petit couloir, on tombe sur In Amarcord. Une installation vidéo avec trois écrans créée cette année 2013. Dans un tout petit écran, un extrait d’Amarcord  de Fellini passe en boucle. En face, sur deux écrans plus grands, une écriture aléatoire se met en marche avec des zooms sur différentes séquences de l’extrait.

Entraves présente la répétition dans le geste chorégraphique. Elle met en scène un homme et une femme qui ne sont pas vraiment identifiables, seuls leurs gestes dansés ont de l’importance. Le traitement semi-aléatoire de la machine les contraint et les enferme.

La dernière œuvre s’intitule Îlots. Elle est assez impressionnante car trois grands écrans sont installés dans la salle du fond. Une partition créée par Uriel Barthélémi rythme une balade aléatoire en forêt. L’association image et son invite à la réflexion contemplative par  l’alternance des formes et des rythmes nous plonge dans une nature électronique.  Ils révèlent que l’ombre de l’urbanité est le filtre de perception de cette immersion dans ce paysage irréel, envoûtant et échappant à l’emprise des flux « tel un îlot de résistance ».