Archives Mensuelles: février 2014

Phoenix triomphe au Silo

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Jeudi 13 février, le groupe français Phoenix se produisait au théâtre du Silo de Marseille. Un concert très attendu après son annulation au Dôme le 12 novembre dernier.

 

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Ils avaient promis de revenir voir leur public marseillais et ils ont tenu parole. Ce jeudi 13 février, à 20 heures, une foule de personnes attend devant les portes du Silo. Une première vague à peine rentrée qu’il faut déjà fermer les barrières pour éviter un engorgement trop important. Les gens s’agglutinent donc les uns derrière les autres formant un grand U sur le parvis fraichement mouillé par la pluie.

Patience et chaleur sont de rigueur mais une fois à l’intérieur tout est très vite oublié. Le théâtre est littéralement pris d’assaut. La fosse devient compacte et les deux balcons sont bien remplis. La première partie débute. Une sensation assez étrange se produit, les musiciens jouent mais l’éclairage reste fixe. On ne sait pas trop si le show a vraiment commencé ou si ce sont des essais. En fait Moodoïd se révèle tout aussi spécial. Psychédélique à souhait, le groupe défend sa musique pop très années 70. Le chanteur a une voix particulière, souvent recouverte par des instruments très imposants. D’ailleurs les musiciennes effectuent des performances musicales très impressionnantes.

Une heure trente de retard avant que Phoenix pointe enfin le bout de son nez. Les quatre Versaillais arrivent avec une énergie venue d’ailleurs. Ils débutent sans plus attendre leur premier titre. Le chanteur s’excuse pour le concert annulé et remercie tout le monde d’avoir répondu présent à ce second rendez-vous.

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Une déferlante de couleurs s’abat sur la scène, le public en prend plein les yeux et les oreilles. Il fait chaud, très chaud, très très chaud ! La foule est tellement réceptive que personne ne reste statique. Les bras en l’air, les corps qui se déhanchent… une très belle preuve d’amour pour le groupe. Le chanteur n’hésite pas à se jeter dans le public pour renforcer cette atmosphère. C’est la Bankrupt, tous les titres de ce nouvel album s’enchainent dans une alchimie parfaitement contrôlée.

Le temps file tellement vite qu’il est déjà l’heure du rappel. Seul le chanteur et un des guitaristes reviennent sur scène. La lumière devient plus sobre, le son plus acoustique et l’intimité s’installe peu à peu. Thomas Mars s’assied au bord de la scène et entame une chanson intimiste mais tout aussi groovy. Le clou du spectacle reste les dernières minutes du groupe sur scène. Ils entament leur fameux et incontournable « If I Ever Feel Better », un de leur premier grand succès. Le summum de la folie est atteint, il n’y a pas de doute Phoenix sait se faire pardonner. Pour remercier l’intégralité de la salle, le chanteur escalade le premier balcon et sillonne entre les spectateurs, son micro accroché à un fil.  Il rejoint ensuite le centre de la fosse où il est surélevé à bout de bras par des fans plus que conquis.

L’arrière goût de l’échec du Dôme a totalement disparu. Le Phoenix a resurgi de ses cendres et n’a déçu personne, bien au contraire !

OMOH, un duo tout droit venu des 80’s

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Baptiste Homo et Clément Agapitos ont dévoilé leur premier EP, sur la toile, le 26 novembre 2013 sous le nom d’’Hours of Sunshine et ça ne fait que commencer !

OMOH

Les deux géni(es)teurs de cette petite pépite électro pop ne sont pas en reste. Ces frenchies sont de vrais prodiges de la musique. Bien cachés derrière leur matos, ils ont notamment travaillé sur le tout dernier opus de Julien Doré, Løve qui connait un succès sans fin depuis sa récente sortie.

Dans Hours of Sunshine, cinq morceaux s’enchaînent : Hours Of Sunshine, Noire, Interlude Blanche, U&I et Baïkal Amour. Ce qui est troublant c’est qu’ils sont à la fois totalement différents mais se rejoignent pour devenir complémentaires. Ce paradoxe amène un côté intrigant aux sonorités électroniques, une mélancolie ponctuée par des notes légères. Les instruments se côtoient dans une harmonie surprenante. Un peu à la façon des MGMT, la mélodie d’OMOH est entrainante, elle donne envie de se trémousser et met de bonne humeur.

La touche féminine qu’apporte Marie Flore donne encore plus de fraîcheur à ce premier essai plus que prometteur. Elle avait déjà fait entendre sa voix susurrante et charmeuse sur son dernier EP Feathered With Daggers (avril 2013). La puissance d’OMOH et la candeur de cette artiste offrent un savoureux mélange auditif.

Un projet qui sait tenir en haleine ses interlocuteurs. L’esprit éveillé, on ne retiendra qu’un seul bémol : la durée bien trop courte de ces cinq morceaux. L’EP n’est disponible qu’en version digitale au prix de 3euros (ou plus si vous le souhaitez !).

http://www.omoh.fr/