#JeSuisCharlie

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Ca faisait déjà plusieurs mois que j’avais envie de reprendre mon blog. Pour partager, pour critiquer mais surtout pour m’exprimer !

Dernier dessin de Charb

Dernier dessin de Charb

Je suis choquée de ce qui se passe en France en ce moment. Mercredi, alors que je me préparais à affronter mes partiels, j’ai allumé ma télévision comme tous les midis pour regarder les informations. J’ai vite compris qu’il se passait quelque chose à la rédaction de Charlie Hebdo. J’ai d’abord pensé à une « simple » prise d’otage. Les propos satiriques portés ont toujours dérangé et le journal n’en était pas à sa première attaque. Mais le bandeau de BFM TV annonçant le nombre de victimes m’a vite plongé dans l’horreur.

Dessin de Philippe Geluck

Dessin de Philippe Geluck

Je suis partie passer mes examens avec cette idée de violence dans la tête. Devant l’entrée de l’école, certains en parlaient mais la plupart était beaucoup plus préoccupée par les révisions de dernières minutes. Ma classe est entrée dans la salle, nous avons composé durant une heure, dans le silence. La copie de sciences politiques rendue, nous sommes sortis à l’extérieur. En rallumant nos smartphones les notifications ont fusé. On a appris ensemble le nom des victimes, énoncé un à un. Au plus le chiffre grossissait au plus on se rendait compte de l’horreur.

Dessin de Plantu

Dessin de Plantu

J’ai mis du temps à prendre conscience de la situation, à percuter qu’on venait de nous envoyer une véritable déclaration de guerre. Et puis j’ai compris. J’ai commencé à avoir mal au cœur, à me sentir mal. Un malaise qui ne s’est toujours pas atténué aujourd’hui. Je me fous de qui a fait cet acte blanc, noir, chrétien, musulman, juif, athée… Peu importe. Je n’ai de haine pour personne, pour aucune religion. Je suis horrifiée par ces deux individus et les autres qui continuent de nous faire peur. Ils ont violé des lois françaises fondatrices et fondamentales. La liberté de la presse, qui a plus de 200 ans, et que mes professeurs ne cessent de me rabâcher dans mes études de journalisme. La liberté d’expression, ce pourquoi de nombreuses personnes se sont battues. C’est une fierté de la posséder.

Dessin de Louison

Dessin de Louison

Beaucoup de gens parlent, s’avancent, ont des propos qui peuvent dépasser leur pensée. Ils ne sont pas toujours sûrs de ce qu’ils racontent d’ailleurs… C’est encore plus attristant. Je ne porte aucun jugement, ce texte est juste le fond de ma pensée. Après les larmes qui ont coulées, c’est la colère qui a envie de sortir. Je ne m’en remets toujours pas et je ne fais qu’y penser. Lors du rassemblement au Vieux-Port, lors de la minute de silence à l’école, j’ai eu ce pincement au cœur que je ne pensais jamais avoir à ressentir au sujet de ces libertés.

Dessin de Boulet Corp

Dessin de Boulet Corp

Je suis fière d’avoir choisi d’apprendre le métier de journaliste et encore plus aujourd’hui. Je continuerais d’allumer ma bougie, chaque soir, sur mon balcon. Parce que je ne veux pas que la liberté de la presse cesse, je ne veux pas que la France se taise… Je ne veux pas perdre les droits de ma démocratie.

Phoenix triomphe au Silo

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Jeudi 13 février, le groupe français Phoenix se produisait au théâtre du Silo de Marseille. Un concert très attendu après son annulation au Dôme le 12 novembre dernier.

 

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Ils avaient promis de revenir voir leur public marseillais et ils ont tenu parole. Ce jeudi 13 février, à 20 heures, une foule de personnes attend devant les portes du Silo. Une première vague à peine rentrée qu’il faut déjà fermer les barrières pour éviter un engorgement trop important. Les gens s’agglutinent donc les uns derrière les autres formant un grand U sur le parvis fraichement mouillé par la pluie.

Patience et chaleur sont de rigueur mais une fois à l’intérieur tout est très vite oublié. Le théâtre est littéralement pris d’assaut. La fosse devient compacte et les deux balcons sont bien remplis. La première partie débute. Une sensation assez étrange se produit, les musiciens jouent mais l’éclairage reste fixe. On ne sait pas trop si le show a vraiment commencé ou si ce sont des essais. En fait Moodoïd se révèle tout aussi spécial. Psychédélique à souhait, le groupe défend sa musique pop très années 70. Le chanteur a une voix particulière, souvent recouverte par des instruments très imposants. D’ailleurs les musiciennes effectuent des performances musicales très impressionnantes.

Une heure trente de retard avant que Phoenix pointe enfin le bout de son nez. Les quatre Versaillais arrivent avec une énergie venue d’ailleurs. Ils débutent sans plus attendre leur premier titre. Le chanteur s’excuse pour le concert annulé et remercie tout le monde d’avoir répondu présent à ce second rendez-vous.

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Une déferlante de couleurs s’abat sur la scène, le public en prend plein les yeux et les oreilles. Il fait chaud, très chaud, très très chaud ! La foule est tellement réceptive que personne ne reste statique. Les bras en l’air, les corps qui se déhanchent… une très belle preuve d’amour pour le groupe. Le chanteur n’hésite pas à se jeter dans le public pour renforcer cette atmosphère. C’est la Bankrupt, tous les titres de ce nouvel album s’enchainent dans une alchimie parfaitement contrôlée.

Le temps file tellement vite qu’il est déjà l’heure du rappel. Seul le chanteur et un des guitaristes reviennent sur scène. La lumière devient plus sobre, le son plus acoustique et l’intimité s’installe peu à peu. Thomas Mars s’assied au bord de la scène et entame une chanson intimiste mais tout aussi groovy. Le clou du spectacle reste les dernières minutes du groupe sur scène. Ils entament leur fameux et incontournable « If I Ever Feel Better », un de leur premier grand succès. Le summum de la folie est atteint, il n’y a pas de doute Phoenix sait se faire pardonner. Pour remercier l’intégralité de la salle, le chanteur escalade le premier balcon et sillonne entre les spectateurs, son micro accroché à un fil.  Il rejoint ensuite le centre de la fosse où il est surélevé à bout de bras par des fans plus que conquis.

L’arrière goût de l’échec du Dôme a totalement disparu. Le Phoenix a resurgi de ses cendres et n’a déçu personne, bien au contraire !

OMOH, un duo tout droit venu des 80’s

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Baptiste Homo et Clément Agapitos ont dévoilé leur premier EP, sur la toile, le 26 novembre 2013 sous le nom d’’Hours of Sunshine et ça ne fait que commencer !

OMOH

Les deux géni(es)teurs de cette petite pépite électro pop ne sont pas en reste. Ces frenchies sont de vrais prodiges de la musique. Bien cachés derrière leur matos, ils ont notamment travaillé sur le tout dernier opus de Julien Doré, Løve qui connait un succès sans fin depuis sa récente sortie.

Dans Hours of Sunshine, cinq morceaux s’enchaînent : Hours Of Sunshine, Noire, Interlude Blanche, U&I et Baïkal Amour. Ce qui est troublant c’est qu’ils sont à la fois totalement différents mais se rejoignent pour devenir complémentaires. Ce paradoxe amène un côté intrigant aux sonorités électroniques, une mélancolie ponctuée par des notes légères. Les instruments se côtoient dans une harmonie surprenante. Un peu à la façon des MGMT, la mélodie d’OMOH est entrainante, elle donne envie de se trémousser et met de bonne humeur.

La touche féminine qu’apporte Marie Flore donne encore plus de fraîcheur à ce premier essai plus que prometteur. Elle avait déjà fait entendre sa voix susurrante et charmeuse sur son dernier EP Feathered With Daggers (avril 2013). La puissance d’OMOH et la candeur de cette artiste offrent un savoureux mélange auditif.

Un projet qui sait tenir en haleine ses interlocuteurs. L’esprit éveillé, on ne retiendra qu’un seul bémol : la durée bien trop courte de ces cinq morceaux. L’EP n’est disponible qu’en version digitale au prix de 3euros (ou plus si vous le souhaitez !).

http://www.omoh.fr/

Seconde Nature présente Nicolas Clauss

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Jusqu’au 15 mars, Seconde Nature à Aix-en-Provence laisse entrer Vidéographies, l’exposition de Nicolas Clauss, entre ses murs.

Quatre œuvres hors du commun ont investi l’espace de Seconde Nature. Elles ont pour concept la vidéographie aléatoire, le film est exploré dans sa dimension temporelle et spatiale et les modes d’exploration s’appuient sur le hasard algorithmique. La vidéo devient un panorama en perpétuel mouvement sans commencement ni fin.

Nicolas Clauss propose Fès. Cette œuvre vidéo nous plonge dans l’univers quotidien des habitants de Fès. Des femmes et des hommes, des enfants qui jouent au ballon, une scène toute à fait banale en apparence. La particularité de l’œuvre résulte dans la déconstruction linéaire et la dilatation du temps. Le spectateur a beau rester des heures et des heures devant la projection, il ne verra jamais le même mouvement au même moment. Le son occupe également une grande importance car c’est lui qui engendre le côté aléatoire des mouvements.

En s’avançant dans le petit couloir, on tombe sur In Amarcord. Une installation vidéo avec trois écrans créée cette année 2013. Dans un tout petit écran, un extrait d’Amarcord  de Fellini passe en boucle. En face, sur deux écrans plus grands, une écriture aléatoire se met en marche avec des zooms sur différentes séquences de l’extrait.

Entraves présente la répétition dans le geste chorégraphique. Elle met en scène un homme et une femme qui ne sont pas vraiment identifiables, seuls leurs gestes dansés ont de l’importance. Le traitement semi-aléatoire de la machine les contraint et les enferme.

La dernière œuvre s’intitule Îlots. Elle est assez impressionnante car trois grands écrans sont installés dans la salle du fond. Une partition créée par Uriel Barthélémi rythme une balade aléatoire en forêt. L’association image et son invite à la réflexion contemplative par  l’alternance des formes et des rythmes nous plonge dans une nature électronique.  Ils révèlent que l’ombre de l’urbanité est le filtre de perception de cette immersion dans ce paysage irréel, envoûtant et échappant à l’emprise des flux « tel un îlot de résistance ».

Irma – Le Moulin Marseille

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Irma laisse entrer le soleil dans la salle du Moulin de Marseille, retour sur un concert chaleureux :

http://www.frequence-sud.fr/art-15797-irma_rechauffe_la_scene_du_moulin_marseille.html

J’ai même fait ma première expérience photographique. Une appréhension à en avoir mal au ventre pour des sensations qui en valent vraiment le coup et une (petite) fierté (faut l’avouer) !

© Clémentine Carreno

 

 

FestiBlog – 29 et 30 Septembre 2012

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Bon cet évènement se tient à Paris mais il me tenait à coeur, fierté de jeune blogueuse oblige !

Il s’agit de la huitième édition du festival des blogs BD et du webcomics, pour lesquels j’ai de l’admiration à revendre. J’ai dans mes favoris une cinquantaine de liens menant à des blogs d’illustrateurs et d’illustratrices…

Le concept est simple, cent cinquante blogueurs sont invités pour faire découvrir leurs travaux à près de six mille visiteurs. Des séances de dédicaces gratuites sont proposées durant ces deux jours, ainsi que des stands de découverte.

Pour cette année, le thème est « la science, les jeux (et les moustaches) », de quoi donner du fil à retordre aux professionnels et amateurs du monde de la BD numérique. Ils ont été conviés dans les locaux du Centre National de la Recherche Scientifique pour découvrir le monde des chercheurs. Ensuite, leur imagination a fait tout le travail et leurs œuvres ont été mises en ligne sur http://festiblog.blogs.liberation.fr/. Un joli projet qui allie deux passions très différentes.

La mairie du troisième arrondissement de Paris abritera du beau monde car les deux nouveaux parrains ne sont autres que Marion Montaigne et Wandrille Leroy. Tous deux blogueurs et surtout très talentueux. Ils ont de l’humour à revendre et savent parfaitement le transmettre dans leurs planches. Marion fait de la vulgarisation scientifique 2.0 sur http://tumourrasmoinsbete.blogspot.fr, je ne me lasse jamais de la lire (et en plus ça me fait des abdos d’enfer ! ) et Wandrille est auteur de Seuls comme les pierres et créateur de jeux vidéos !

©PenelopeBagieu

De nombreuses animations rythmeront cette rencontre avec notamment des master classes, des ateliers de créations et de BD, des concours… Un bon moyen de passer un agréable moment tout en découvrant des talents exceptionnels. En plus, Diglee et Pénélope Bagieu seront présentes. Une raison de plus qui fait que je suis la plus triste des groupies, Paris c’est loin ! Si ces noms vous sont inconnus, je vous OBLIGE à aller faire un tour sur leurs blogs respectifs, vous en serez très vite accro !

©Diglee

Toutes les infos sont regroupées sur un site : http://www.festival-blogs-bd.com
Bon festoch’ !